Présentation

Qu’est-ce qu’un GCS ?
C’est le cadre légal privilégié de la coopération hospitalière destiné à faciliter la recomposition de l’offre de soins, à améliorer ou à développer l'activité de ses membres, à préserver ou restaurer l’équilibre financier de chaque établissement.
Il permet de développer des projets communs, de gérer des équipements communs et de réaliser des interventions communes de personnels. 
Les droits des membres respectent les principes suivants : 
• Chaque établissement dispose d’une voix au sein du GCS. Le représentant de l’établissement doit avant validation de chaque projet de coopération avoir consulté les instances de son établissement et avoir obtenu pour toute coopération médicale un avis favorable de ses instances,
• Tous les projets sont validés à l’unanimité s’ils concernent l’ensemble des membres du GCS. En revanche, si une coopération ne concerne que certains d’entre eux, les établissements non concernés n’ont pas la possibilité de s’y opposer.

Un GCS de création récente
Décembre 2008 : signature de la convention constitutive du GCS entre les 4 Centres Hospitaliers du Sud de l’Yonne -Auxerre, Avallon, Tonnerre- et celui de Clamecy (établissement de la Nièvre rattaché au territoire Sud de l’Yonne) et la Maison Départementale de Retraite d’Auxerre. 
Décembre 2009 à mars 2010 : élaboration par des médecins, des personnels soignants et membres des directions, représentant les cinq établissements concernés, réunis au sein de groupes de travail pluridisciplinaires, du projet médical de territoire sur la base d’une analyse stratégique de leurs activités et de leur environnement.
31 mars 2010 :  validation du projet médical du Groupement de Coopération Sanitaire par ses membres comportant un plan d’actions détaillé.
Année 2011 :  signature d'une convention de direction commune entre les CH d'Auxerre et d'Avallon.
De 2011 à 2013 :  mise en oeuvre du projet médical de territoire.
Année 2012 :  extension de la direction commune au CH du Tonnerrois.
2013:  adoption et mise en oeuvre du schéma directeur d'information.

Pourquoi un GCS associant les établissements publics de santé du territoire Sud de L’Yonne et Haut Nivernais ?
Parce qu’il faut pouvoir relever des défis importants tant au niveau de l’organisation et du fonctionnement des établissements qu’à celui de l’adaptation de l’offre de soins accessible à la population du territoire et répondant mieux à ses besoins. Plusieurs défis ne peuvent être relevés que dans le cadre d’une approche commune déterminée : 
L’EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE
• vieillissement de la population et augmentation des besoins de santé, notamment en psycho et oncogériatrie
• insuffisance numérique des professionnels dont le renouvellement n’est pas assuré : comment améliorer l’attractivité du territoire ?
LES PROBLEMES DE SANTE PUBLIQUE
• un taux de mortalité prématurée élevé (on meurt plus avant 65 ans qu’en moyenne en France) dont 51 % apparaissent évitables pour les hommes (importance des facteurs de risques individuels) et 35 % pour les femmes (importance des facteurs liés au système de santé). A l’intérieur de la région Bourguignonne, on observe une surmortalité par cancers chez les hommes comme chez les femmes de la Nièvre et chez les hommes de l’Yonne.
• l’évolution de la mortalité par cancer, maladie endocrino-nutritionnelle et maladie du système nerveux est moins favorable dans l’Yonne que dans le reste de la France.  Depuis1979, les taux nationaux ont diminué de 13 %, alors que dans l’Yonne cette diminution n’est que de 2 %.
• une augmentation de l’obésité particulièrement masculine
• un taux de recours aux urgences plus élevé qu’en moyenne au plan national 
• la prise en charge des patients en soins palliatifs ainsi que l’accompagnement des fins de vie.
L’ORGANISATION SANITAIRE
• mettre en œuvre les objectifs définis par le SROS pour le territoire (filière neurologique, filière gériatrique, développement des alternatives à l’hospitalisation complète (HAD-HDJ)
• augmenter la capacité du système de santé local à répondre aux besoins du territoire : actuellement les établissements du territoire ne couvrent que moins de 50 % des besoins en SSR
• coordonner les structures de soins et d’hospitalisation à domicile au sein du territoire et améliorer la couverture de certaines zones (sud et ouest du territoire)
• mutualiser et rationaliser les moyens des services d’urgence  (informatisation, dossier, protocoles, équipes) 
• organiser des filières de prise en charge et réduire les recours en urgence

Le poids humain, technique et financier du GCS
Ensemble, ces établissements représentent :
• 1 SAMU – 1 SMUR héliporté – 5 SMUR terrestres – 4 services d’accueil des urgences adultes – 1 service d’accueil des
urgences pédiatriques
• 1 réanimation polyvalente et 4 unités de surveillance continue
• 1 plateau de cardiologie (USIC- coronarographie – rythmologie)
• 1 plateau technique d’oncologie (imagerie, radiothérapie, chimiothérapie, chirurgie)
• Un ensemble de services dédiés aux femmes, mères et enfants et 3 Centres Périnataux de Proximité
• Un bloc chirurgical fonctionnel 24h/24 pour la chirurgie viscérale, orthopédique et traumatologique, gynécologique et
obstétricale, urologique
• Des spécialités médicales et chirurgicales diversifiées
• Des modalités de prise en charge variées : Hôpital de Jour - Hôpital de Semaine - Lits portes - Unité de Chirurgie
Ambulatoire - Hospitalisation complète - Hospitalisation A Domicile

Soit au total au 31-12-2011 :
 
551 Lits de court séjour MCO (Médecine chirurgie Obstétrique)
176 Lits de SSR (Soins de Suite et de Réadaptation)
36 Lits d’USLD (Unité de Soins Longue Durée)
953 Lits d’EHPAD (Etablissement d’Hébergement des Personnes Agées Dépendantes)
45 Places en HAD (Hospitalisation A Domicile)

Et un budget d’exploitation annuel de 214,66 millions d’€
et 2 978 personnels non médicaux (tous statuts confondus)
et 278 personnels médicaux (internes compris).
 

Les priorités médicales de la coopération entre les établissements membres du GCS
LES SOINS DE SUITE ET DE RÉADAPTATION
Les établissements ont défini les orientations qu’ils souhaitent privilégier pour le développement local des soins de suite et de réadaptation afin que l'offre soit répartie sur le territoire en fonction des besoins,sans doublons, et de la viabilité de chacun des sites.
LA FILIÈRE GÉRIATRIQUE
Chaque établissement membre doit pouvoir garantir sur son bassin de vie une offre de soins complète comprenant la possibilité de prises en charge en hospitalisation à domicile et en USLD.
LES URGENCES
Il s’agit de développer un partenariat actif favorisant l’harmonisation des pratiques sur la base d’échanges équilibrés entre les médecins urgentistes et personnels de soins des services d’urgence (SAU et SMUR) du territoire de santé.
L’HAD (HOSPITALISATION À DOMICILE)
Depuis 2011, 3 établissements disposent d’une HAD : les CH d’Auxerre, de Clamecy et du Tonnerrois. Le CH d’Avallon devrait disposer d’une HAD opérationnelle pour le second trimestre 2013.
LA DIABÉTOLOGIE
La prise en charge du diabète, dont la prévalence augmente fortement, peut être un modèle pour la coopération interhospitalière du Territoire Sud de l’Yonne.
L’évolution de la démographie médicale rendra nécessaire la délégation d’une partie des soins aux équipes paramédicales. Il s’agit de créer une structure pivot de diabétologie du territoire en coopération avec les établissements partenaires.
LA LUTTE CONTRE LES AFFECTIONS CANCEREUSES
logo centre de coordination en cancérologie
Les normes de qualité et de sécurité des prises en charge en oncologie conduisent à centraliser les activités d’oncologie sur le site pivot et de veiller, dans le cadre du Centre de Coordination en Cancérologie (3C) géré par le Centre Hospitalier d’Auxerre et la Clinique Mutualiste Ste-Marguerite d’Auxerre, à ce que toutes les prises en charge soient mises en œuvre dans le respect du Plan Cancer.